Se préparer à la cueillette sauvage

Je pratique la cueillette sauvage depuis quelques années et j’apprécie d’initier les gens aux cours de balade découverte des plantes sauvages.

Je me régale de cuisine sauvage : pesto et soupe d’ortie, salade sauvage, confiture de baies, pétillant de fleurs d’aubépine ou de sureau….

J’aime me promener le matin quand les lumières sont encore douces. C’est un moment de sérénité et de bonheur.

La nature est d’une incroyable générosité, à nous de savoir en profiter avec respect.

Revenir à la maison avec le fruit de ma cueillette et les transformer est tout aussi plaisant.

Mais voilà, il y a comme dans tout, quelques règles à respecter pour que cette cueillette se passe bien et que vous consommiez les plantes sauvages sans dangers.

Le matériel nécessaire

Avant de partir, réunissez le matériel nécessaire.

Vous aurez besoin d’un sac (idéalement un sac en coton de type Tote Bag) ou d’un panier pour stocker vos plantes, d’un ciseau, d’un sécateur et d’un couteau.

Une paire de gants pour cueillir les orties ou les plantes protégées par des piquants.

Un bocal ou une boîte pour mettre les fleurs, les bourgeons ou les baies. Ils sont fragiles et il serait dommage de les écraser.

Où récolter ?

Assurez vous d’être dans un lieu préserver, à bonne distance d’élevage ou de culture intensive, d’usines, de routes passantes… ne récoltez pas non plus sur une prairie pâturée à cause des déjections et des urines animales.

Ne récoltez pas à moins de 15 mètres d’une route.

Évitez les chemins fréquentés ou les gens se baladent avec leurs chiens.

Veillez à ne pas être sur une propriété privée sans l’accord de son propriétaire ou sur une zone préservée où la cueillette est interdite (espace naturelle, réserve naturelle…).

Ne jamais récolter une plante que l’on ne connaît pas

Si certaines plantes sont délicieuses ou ont des vertus pour notre santé, certaines sont aussi toxiques ! Inutile de jouer aux apprentis sorciers, le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Armez-vous d’un ouvrage botanique ou d’un ouvrage spécialisé sur les plantes comestibles ou les sauvages utiles.

Méfiez-vous des faux amis, les Apiacées sont difficiles à identifier. Prenez le temps d’analyser les critères d’identification. Le milieu vous donnera aussi un indice, certaines plantes ne poussant que dans certaines régions ou milieux spécifiques.

Quelle quantité récolter ?

Même si vous avez l’impression que la plante pousse en grande quantité dans le milieu où vous réaliserez votre récolte, ne récoltez jamais en grande quantité afin de préserver le milieu et vous assurez aussi que l’année suivante, vous pourrez revenir faire une cueillette.

Récoltez ce que vous avez besoin, pas plus. Il serait dommage de gaspiller ce que la nature nous offre si généreusement.

À quel moment de la journée récolter ?

Récoltez de préférence le matin d’une journée sèche et ensoleillée. Attendez que la rosée ce soit évaporée ou le soir avant que l’humidité ne soit tombée.

Si vous faites une récolte pour une utilisation culinaire qui va être préparée de suite, si la plante est humide cela n’a pas d’incidence, mais si vous souhaitez faire sécher la plante pour l’utiliser en tisane, il faudra veiller à ce qu’elle soit parfaitement sèche. L’humidité risque de faire fermenter et moisir la plante ce qui la rendra inutilisable.

Les périodes de récolte pour réaliser vos tisanes

Si vous réalisez une cueillette sauvage dans le but de faire sécher et stockez vos plantes pour l’année, il faut respecter quelques règles concernant la période de cueillette afin de tirer parti au maximum des bienfaits de la plante.

Au printemps, c’est les bourgeons, les écorces et les jeunes feuilles que l’on pourra récolter.

L’été, les végétaux ayant des principes actifs concentrés dans les feuilles et les fleurs.

À la fin de l’été, les semences et les fruits (baies… ).

A l’automne, les racines qui sont gorgées de principes actifs et de nutriment en prévision de l’hiver.

Profitez du moment

Lorsque vous partez en cueillette sauvage, vous êtes dans la nature, dans un lieu préservé et parfois qui vous est cher. Profitez de ce moment de sérénité, appréciez le spectacle qu’offre la nature, cela rendra votre cueillette encore plus précieuse !

Et déambuler avec calme pour ne pas déranger les habitants du lieu et pouvoir les observer. Quel bonheur de faire sa cueillette le matin avec les chevreuils et le chant matinal du pic épeiche.

De retour à la maison

Faite le tri, éliminer toutes les parties des plantes abîmées, décolorées, noircies, tâchées… ne garder que le meilleur ! Soyez strict sur la qualité.

Pour un usage culinaire immédiat ou destiné à la transformation, nettoyez votre récolte et faites là tremper 10 secondes dans de l’eau vinaigrée pour éliminer les bactéries notamment liées aux déjections animales.

Transformer sans attendre ou préparez pour le repas.

Pour un séchage et une conservation longue des plantes, il ne faudra pas les laver. Vous pouvez tout au plus passer un chiffon doux sur les feuilles.

Comme je vous le disais un peu plus tôt, l’humidité va entraîner de la fermentation et de la moisissure, mais aussi, vous allez perdre une partie des actifs de la plante.

Veillez donc à récolter les plantes dans des lieux les plus préservés possible. Renseignez-vous auprès de la commune pour savoir si le lieu où vous récoltez a été signalé comme un lieu pouvant être infesté par la douve ou autre maladie en liens avec les animaux.

Bonne cueillette !








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  1 comment for “Se préparer à la cueillette sauvage

  1. Sarah.
    7 septembre 2018 at 19 h 43 min

    Merci pour le partage de vos précieuses connaissances. Je vais le conserver avec le précédent, celui sur la cueillette et le séchage des plantes 🙂

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