Interview de Marine sur le métier de sophrologue

Découvrez le métier de sophrologue à travers l’interview de Marine, naturopathe et sophrologue.

Pourquoi es-tu devenu sophrologue ? Peux-tu nous raconter ton parcours ?

Très jeune, j’ai eu envie d’aider les autres à prendre soin d’eux. Après avoir songé à psy ou diététicienne, j’ai découvert la naturopathie, et l’univers des produits bio, des plantes médicinales. Mais ce n’était pas évident de se former en France à l’époque, surtout quand on est très jeune. J’ai donc gardé tout ça dans un coin de ma tête, tout en continuant à me renseigner et me former en autodidacte. J’ai travaillé dans les métiers du livre, puis en magasin bio. Et puis, j’ai rencontré la sophrologie. J’ai eu le coup de coeur pour cette méthode qui allie douceur et efficacité, partage et autonomie, qui réconcilie le corps et le mental avec bienveillance & pragmatisme.
J’ai donc entamé une formation de sophrologie, puis j’ai quitté mon emploi de conseillère en magasin bio pour me former à la naturopathie (et oui on y revient !). J’exerce aujourd’hui ces deux métiers avec bonheur! 
Et, surtout, je continue à lire, faire des stages, apprendre, prendre du recul… J’ai du mal avec les dogmes quels qu’ils soient et les vérités toutes faites, donc j’essaie de toujours garder l’esprit en alerte et d’infuser une bonne dose d’ouverture à ma pratique.

En quoi consiste le métier de sophrologue ?

Ni psy, ni coach, le sophrologue accompagne son client vers son objectif de mieux-être grâce à un programme personnalisé et adapté. Cela rentre dans le cadre de la thérapie brève, cependant nous ne chercherons pas forcément à analyser le pourquoi, mais plutôt à donner des outils à la personne pour qu’elle puisse mieux se comprendre & avancer. Le but est aussi de guider vers l’autonomie, de rendre le client responsable de son bien-être & de sa santé.

À quels maux s’adresse la sophrologie ?

Les champs d’application sont très vastes! On peut les regrouper en 4 grandes catégories: l’amélioration du quotidien (stress, problème de sommeil, anxiété, changements de vie, confiance en soi…), la préparation d’un événement (examen, grossesse, compétition, opération médicale…), l’accompagnement d’un traitement ou d’une pathologie (dans le cadre d’un suivi médical), la gestion des pulsions & des phobies (généralement dans le cadre d’un suivi médical ou psychologique).
La sophro peut se pratiquer à tout âge, il suffit juste d’être motivé ;-).

Il existe plusieurs courants de la sophrologie. Peux-tu nous les présenter ? Quel courant as-tu choisi de pratiquer et pourquoi ?

En fait, la méthode fondamentale est la même. Mais on distingue les sophrologues « caycédiens » et les autres, « non-caycédiens ». Les caycédiens sont issus d’une formation appliquant la méthode originelle du fondateur de la sophrologie, Alfonso Caycedo. Les écoles sont alors affiliées à la fondation Caycedo.
Il existe d’autres écoles qui ont choisi de s’éloigner de ce modèle, notamment en raison de l’orientation tardive de Caycedo vers des valeurs plus spirituelles ou de développement personnel que thérapeutique. C’est vers ce type d’école que j’ai choisi de me tourner – j’ai une préférence pour l’ouverture, l’évolution, l’adaptation, et surtout: je suis quelqu’un d’assez terre-à-terre. Mais c’est ma vision des choses, et il revient à chacun de faire son choix selon ses valeurs & ses aspirations. 
Disons que pour ma part, je choisis la liberté, en refusant de me « mettre dans une case » – et je propose ma vision de la sophrologie.

Comment se déroule une séance ?
 
À chaque séance, seront proposés des exercices dynamiques, des mouvements doux associés à la respiration, puis un exercice de visualisation positive, plus statique (un travail sur l’imagerie mentale).  Avant et après les exercices, deux temps d’échange, très important, pour que la personne puisse dire comment elle se sent, comment elle a vécu la séance… et ainsi faire évoluer l’accompagnement à son rythme. Une séance dure environ 1 h.

Utilises-tu des approches complémentaires ?

Oui, tout à fait. Je peux proposer des éléments d’hygiène de vie, de phytothérapie au sens large (tisanes, huiles essentielles, fleurs de Bach, gemmothérapie…), voire un accompagnement parallèle en naturopathie. Je me documente aussi très régulièrement sur la méditation, les neurosciences et les méthodes de relaxation en général, j’en saupoudre donc mes séances.

As-tu une plante, un objet, une musique…. fétiche qui revient souvent dans tes séances?

En sophrologie, pas tellement, car j’essaye de vraiment me baser sur les ressources de mes clients. Mais si je dois utiliser quelque chose de neutre, l’image du soleil ou d’un arbre revient assez régulièrement!
Et niveau conseils phyto, ce sera sûrement le figuier en gemmothérapie et la mélisse en infusion – pour travailler à la fois sur l’apaisement nerveux & digestif.

As-tu un message à partager avec les lecteurs ?

Oui, de s’écouter et de ne pas oublier deux choses: la bienveillance et l’esprit critique. L’important, c’est que leurs choix, leur parcours, leurs soins soient justes pour eux. Sans excès et sans culpabilité.

Où peut-on te trouver ?

J’exerce à domicile dans le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône, entre Cavaillon, Pertuis et Salon de Provence, et en cabinet à Lauris, au Cabinet du Château. Je propose également des consultations par Skype. J’anime régulièrement des ateliers et des séances de groupe.

Site et blog: https://marinecellupica.jimdo.com/
Facebook: https://www.facebook.com/marinecellupica
Instagram et Twitter : @marinesophro




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