La Consoude, Symphytum officinale – utilisations

La consoude est une plante herbacée vivace, à tiges quadrangulaires d’environ 60 cm de haut, à poils rugueux et à racine charnue. Elles possèdent de longues feuilles ovales, allongées. Ses fleurs sont principalement blanchâtres, mais peuvent aussi être jaunes, roses ou violet. La Consoude de Russie (variété cultivée) fleurie bleue.
On la trouve sur les bords des chemins, dans les prairies, de préférence humide, aux abords des fossés ou des rivières.

La consoude, la « plante qui soude » doit son nom à ses vertus cicatrisantes.

Les propriétés de la Consoude

On utilise les feuilles fraîches en compresse (directement sur la contusion) et les racines en macération huileuse pour réaliser une huile de massage ou un baume cicatrisant, réparateur. Pour cela, prélever les racines à l’automne, c’est là qu’elles sont les plus gorgées de nutriments. Pour réaliser un macérât huileux, suivez la recette ICI.

La consoude contient une grande quantité d’allantoïnes, un puissant cicatrisant. On l’utilise pour les entorses, les contusions, la cicatrisation des plaies, la consolidation des fractures, les oedèmes des membres inférieurs, les phlébites.

Le mucilage de la racine apaise les brûlures et permet de cicatriser les ulcères variqueux.

Anti-inflammatoires, les racines apaisent les douleurs musculaires, les courbatures, les élongations musculaires.

Les feuilles sont astringentes, riches en tanin, antihémorragiques, laxatives et expectorantes. On les utilisées autrefois pour traiter les bronchites. Aujourd’hui, l’usage interne est déconseillé.

Les feuilles sont également comestibles et riches en vitamine B12, on les cuisine en beignets, en soupe ou en gratin, mais en toute petite quantité.

Au jardin

Au jardin, c’est surtout la Consoude de Russie (Symphytum asperum) que l’on utilise. On réalise avec des purins et des décoctions qui sont d’excellent fertilisant grâce à sa richesse en potasse organique, azote, phosphore et aux nombreux oligoéléments qui la compose (fer, silice, manganèse, zinc, bore, cuivre…). Les feuilles s’utilisent aussi en paillage pour fertiliser les plantes ou dans le trou de plantation.
C’est également un bon cicatrisant des végétaux, un stimulant immunitaire et un traitement pour les plantes carencées.

Précautions d’utilisations

On évite de consommer la consoude (ou en très petite quantité). Elle s’utilise en usage externe principalement. Elle contient un alcaloïde hépatotoxique (surtout chez la Consoude de Russie) concentré dans les racines, mais aussi présent en petite quantité dans les feuilles.
Elle peut provoquer un syndrome veino-occlusif chez certaines personnes.
L’utilisation du macérât huileux de consoude doit se faire sur une courte durée.

Références bibliographiques

Cours Hippocratus

Traité pratique de phytothérapie de Jean-Michel Morel – Éditions Grancher

Guide de phytothérapie de Jorg Grunwald et Christof Janicke – Editions Marabout

Les plantes qui guérissent de Sophie Lacoste – Éditions Leduc

Le guide des plantes qui soignent – Éditions Vidal

http://www.tela-botanica.org/

Plantes comestibles, cueillettes & recettes des 4 saisons – Nature pratique – Editions Debaisieux

Carnet de cuisine sauvage de Bernard Bertrand – Editions de Erran

Sauvages et comestibles de Marie-Claude Paume – Editions Edisud

L’ensemble des informations mentionnées n’est donné qu’à titre indicatif et ne peut en aucun cas remplacer un avis médical précis pour chaque personne. Veuillez consulter votre pharmacien ou médecin avant tout usage.

 

 

 




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