Le lamier blanc, Lamium album – utilisations

Plantes vivaces des haies, des sous-bois, des prairies fraîches et des talus, le lamier blanc, Lamium album est très commun.On le confond souvent avec l’ortie, mais il n’est pas urticant (d’où son nom « d’ortie morte ou ortie blanche »).
La tige du lamier est carrée parfois rougeâtre, ses feuilles dentées et duveteuses, les fleurs blanches sont verticillées (groupées en cercle) et les parties inférieures sont en forme de lèvre lobée.

Il existe aussi du lamier pourpre, jaune, tacheté, à longues fleurs, mais le lamier blanc est considéré comme le meilleur au goût et souvent utilisé en cuisine.

Utilisations du lamier blanc

Les jeunes feuilles se consomment en salade puis adultes, elles sont cuites, en potage ou préparées comme les épinards. Les feuilles contiennent des flavonoïdes (antioxydants), des tanins, du mucilage, du potassium.
Les fleurs se consomment également, elles ont un petit goût sucré.

Les sommités fleuries sont astringentes, anti-inflammatoires et dépuratives. Elles sont recommandées en cas d’hémorragie utérine légère, de pertes blanches, de règles irrégulières ou douloureuses, d’infections urinaires et de troubles gastriques.

Sa richesse en mucilage favorise la digestion et l’expectoration.

C’est une plante légèrement sédative même si elle est rarement utilisée pour cet usage.

On utilise le lamier blanc en infusion (1 cuillère à café de sommité fleurie fraîche ou séchée) pour une tasse d’eau frémissante, en teinture mère ou en lotion (tisane refroidie).

Au jardin

Planté avec les pommes de terre, le lamier blanc repousse les doryphores.

En cosmétique

Autrefois, le lamier blanc était utilisé pour teindre les cheveux en blond.
On l’utilise en lotion pour traiter les pellicules, les irritations du cuir chevelu, les inflammations cutanées, les dermites séborrhées.

Précautions d’utilisations

Le lamier blanc ne présente aucun effet secondaire.

Références bibliographiques

Cours Hippocratus
Traité pratique de phytothérapie de Jean-Michel Morel – Éditions Grancher
Guide de phytothérapie de Jorg Grunwald et Christof Janicke – Editions Marabout
Les plantes qui guérissent de Sophie Lacoste – Éditions Leduc
Le guide des plantes qui soignent – Éditions Vidal
http://www.tela-botanica.org/
Plantes comestibles, cueillettes & recettes des 4 saisons – Nature pratique – Editions Debaisieux
Carnet de cuisine sauvage de Bernard Bertrand – Editions de Erran
Sauvages et comestibles de Marie-Claude Paume – Editions Edisud

L’ensemble des informations mentionnées n’est donné qu’à titre indicatif et ne peut en aucun cas remplacer un avis médical précis pour chaque personne. Veuillez consulter votre pharmacien ou médecin avant tout usage.




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