Remèdes naturels pour soigner les poules

On a tendance à croire que l’élevage de poule ne nécessite pas d’entretien, mais c’est faux ! Il faut rester vigilant pour prévenir et éviter les maladies du poulailler ; ne pas lésiner sur l’hygiène et leur offrir de l’eau fraîche tous les jours et toute l’année. Ça fait souvent sourire les gens qui visitent ma ferme, mais j’applique à mes poules des principes de naturopathie avec de la prévention, une alimentation variée et des traitements naturels autant que possible.

La nourriture doit être de qualité. Vous pouvez vous même réaliser les rations, mais il faut bien équilibrer entre aliments protéiniques et énergétiques. Le mieux si on ne s’y connaît pas est d’acheter un mélange complet.

On fait souvent l’erreur de ne pas ou peu donner à boire aux poules en hiver, mais une poule consomme plus d’eau que ce qu’elle mange alors surtout, n’oubliez pas l’abreuvoir. En hiver, des tisanes ou de l’eau tiède peuvent être réconfortantes en cas de grand froid !

En prévention, stimuler le système immunitaire et la vitalité des poules

> proposée une tisane de thym pendant 3 jours (attention, au delà, ça peut entraîner une diarrhée) puis repasser à l’eau claire. En prévention 1 à 2 fois par mois.
> Ajoutez des gousses d’ail broyés à leur nourriture, de préférence une pâtée afin que l’ail soit bien ingérer car elles ont tendance à le laisser de côté ! Vous pouvez également réaliser des macérât huileux d’ail et l’ajouter à leur pâtée.
> Donnez leur de l’ortie, à volonté ! Personnellement, mes poules ne consomment pas d’ortie fraîche alors je cueille chaque soir une marmite de feuilles d’ortie sur lesquelles je verse de l’eau frémissante. Les feuilles sont alors « blanchit » et infusent toute la nuit. Mes poules les consomment volontiers sous cette forme et elles boivent l’infusion d’ortie qui en résulte.
Vous pouvez aussi broyer l’ortie fraîche et l’intégrer à une pâtée ou une soupe.
> Complémentez la ration quotidienne avec des graines d’amarante, de chanvre, d’ortie, de quinoa, de tournesol, de lin (cette complémentation fonctionne bien également au changement de saison lorsque les poules manquent de vitalité ou réduisent la ponte).

Soigner l‘anémie

Lorsque le poulailler est infesté de poux qui affligent de nombreuses piqûres aux poules, il arrive fréquemment que les poules souffrent d’anémie. Les signes d’anémie sont une crête qui pâlit et des poules atones.

L’idéal est de préparer une soupe pour les poules riches en fer. Dans cette soupe, mettez : du persil, du chou vert, de l’ortie, des fanes de radis et de betterave, des épinards, des oignons et des poireaux.
Complémentez par des feuilles fraîche de pissenlit, épinard, cresson, salades, blettes.

Soigner le coryza

Maladie respiratoire fréquente en hiver, le coryza peut être traité facilement si on agit dès les premiers signes.

Donnez à vos poules une infusion de thym et d’eucalyptus pendant 3 jours. Puis repasser à de l’eau claire. Renouveler le traitement si besoin, mais en gardant le rythme : 3 jours de traitements/ 1 semaine d’eau claire.

Soigner la Coccidiose

La coccidiose est une infection parasitaire causée par des organismes unicellulaires de la classe des protistes coccidie qui se logent dans l’intestin. Cette maladie peut être récurrente et mortelle dans certains cas. Elle est très contagieuse.
Les symptômes associés sont des diarrhées, un retard de croissance, une baisse de ponte, des plumes souillées autour du cloaque, une apathie.

En prévention : une fois par mois, déposez dans l’eau de boisson 2 cuillères à soupe de vinaigre de cidre pour 5 litres d’eau. Laissez une journée puis repasser à l’eau claire le lendemain.

En traitement : complémentez avec de l’ail broyé, du curcuma et de l’origan frais dans l’alimentation.
Donnez des tisanes de thym, de romarin, d’armoise.

Soigner les diarrhées

Donnez pendant 3 jours de l’infusion de camomille romaine, de thym ou de romarin (15g/litre d’eau).
Complémentez l’alimentation quotidienne avec de la levure de bière, de l’ultra levure, des yaourts nature ou du lait fermenté (type kéfir de lait ou lait caillé), des croûtes de fromage, de l’argile blanche.

Les carences en calcium

La carence en calcium se traduit par des œufs à coquille molle. Dans ce cas, vous pouvez donner à vos poules (ou leur donner en prévention) : des coquilles d’oeufs broyés (attention a ce qu’elles ne reconnaissent pas la forme de l’oeuf, car elles pourraient casser les œufs pondus pour les manger), des coquilles d’huître broyées, des escargots (c’est une bonne auxiliaire du jardin!), des germes de blé, de la levure de bière.

Faciliter la mue

En période de mue, pour aider vos poules à « changer » de plumes sans trop s’épuiser, vous pouvez leur donner en complémentation de la levure de bière, de l’avoine, de l’ortie (feuilles ou graines), des déchets de poissons gras (en petite quantité).

Désinfecter une plaie

Pour désinfecter une plaie, je vous conseille d’appliquer une compresse d’hydrolat de thym, de tea tree ou de lavande vraie directement sur la blessure puis un cataplasme d’argile.
Attention ! Pas d’huile essentielle, mais de l’hydrolat !

Se débarrasser des poux !

Les poux sont une vraie plaie au poulailler ! Pour s’en débarrasser, il faut nettoyer scrupuleusement le poulailler au moins une fois par mois avec de l’eau chaude, du bicarbonate de soude et du savon noir.

Déposer sur le sol du poulailler des cendres de bois, de la poudre de pyrèthre ou de la terre diatomée afin de réduire les parasites (dont les poux) et limiter les maladies.

Puis, en plus de la paille de la litière (ou en remplacement de la paille), vous pouvez utiliser de la fougère aigle, des aiguilles de pin, des feuilles de noyer, de la tanaisie. Attention, la fougère aigle et la tanaisie peuvent être toxique à forte dose si vos poules en consomment. En général, elles n’en mangent pas, mais soyez vigilant…

Ajoutez au paillage des plantes aromatiques qui sont répulsives pour les insectes comme la lavande, la mélisse, la menthe, du romarin.

La poudre de pyrèthre peut être saupoudrée directement sur le plumage des poules en traitement ou en prévention 1 fois par mois.

Vermifuger les poules

En prévention : donnez en complémentation de l’ail broyée dans une pâtée pendant 3 à 5 jours par mois.

En traitement : tisane d’armoise ou d’origan, huile de pépin de courge, extrait de pépin de pamplemousse, ail broyé.

Si vos poules ont une carence en vitamine A qui se caractérise par des traces de sang dans les œufs, c’est qu’elle manque de verdure. Offrez-leur de l’herbe à volonté.

Bibliographie

Poules, guide complet de l’éleveur amateur de Hervé Husson – éditions Ulmer
J’élèverais bien des poules de Michel Audureau – éditions Terre vivante
Elever des poules – ouvrage collectif – éditions Larousse
Mes premières poules, mode d’emploi de Cécile Smith – éditions Rustica


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  5 comments for “Remèdes naturels pour soigner les poules

  1. Violette
    27 février 2018 at 15 h 35 min

    Ola je suis sur le tel je vais revenir avec quelques questions lol ton article me plait beaucoup

  2. violette
    1 mars 2018 at 7 h 23 min

    Coucou je reviens 😉 alors ta poudre de pyrèthre tu l’as trouve ou ? parce que j’en avais cherché et a part la faire soit même si on possède la plante adéquat et c’est pas la saison ^_^ j’ai pas trouvé donc si tu as un liens je suis preneuse.
    je viens de trouvé de la poudre de pyrèthre marque saniterpen mais je suis pas convaincue par le produit je ne parle pas efficacité mais ingrédients de la formule elle est assez vague et ça me chiffonne .
    et encore une autre question ^_^ le henné est sensé repousser les poux d’hommes penses que qu’on puisse le rajouter à la litière ? y aurait il une contre indication pour les volailles ?

    • 1 mars 2018 at 9 h 14 min

      Coucou Violette,

      En effet, le pyrèthre « pur » est difficile à trouver. Il faut le faire « maison ». L’avantage s’est que ça pousse très facilement et que ça n’a pas besoin de grand chose mais…il faut tout de même avoir un jardin ou lui consacrer une jardinière.

      Cette année, je vais installer des jardinières de pyrèthre directement autour du poulailler pour voir si c’est efficace.

      Saniterpen contient du Piperonyl butoxydequi est un insecticide que je pensais interdit en Europe. En tout cas, c’est pas bon du tout pour les poules et l’environnement.
      Je n’ai trouvé qu’une boutique « les jardins de Sainte-Hildegarde » qui propose du pyrèthre en vrac (en poudre) mais ça revient vite cher…
      Du coup, en l’absence de Pyrèthre, la terre de diatomée est un bon compromis. On en trouve dans toutes les jardineries et c’est très efficace.

      Pour le henné, j’avoue que je n’y avais pas du tout pensé. C’est volatile mais comme la poudre de Pyrèthre et de terre de diatomée donc il faut prendre les même précautions : éloignez les poulettes le temps de l’installation.
      Je ne pense pas qu’il y ai de contre-indications pour les volailles. A tester… Je demanderai à mon vétérinaire à l’occasion.

  3. violette
    1 mars 2018 at 20 h 26 min

    super merci pour ta réponse je vais pouvoir relayer ton article à ma mère qui a des poules canards etc…
    je me doutais que ce saniterpen était pas cool
    oui je veux bien que tu demandes çà ton véto pour le henné par ce que sur le net je ne trouve rien

  4. P
    19 mai 2018 at 16 h 46 min

    Bonjour, pour moi même et ma famille, je suis une adepte de la santé bio, je n’ai pas pris un seul médicament du commerc, même aspirine depuis des années.

    Mais pour mes poules, quand on est confronté à une invasion d’endoparasites qui fait qu’une jeune poule paraît en forme, et le lendemain on la retrouve morte, face aux capillaires ou à d’autres saletés, je ne sais pas si on a le temps de faire des tisanes. Je pense qu’on devrait pouvoir s’en sortir avec des huiles essentielles, mais les tisanes, ça paraît léger quand on constate à quel point c’est difficile de se débarasser de ces saletés.

    Ça tue tellement vite. Y a-t-il des études portant sur la guérison de la coccidose (qui n’est pas la maladie la plus difficile à diagnostiquer) avec des guérisons par les plantes? Des cas d’infestation de capillaires ou de syngames traités avec les plantes? J’ai quand même des doutes. Il faut savoir que l’ail seul ne suffit absolument pas à déparasiter. Sur le papier, peut-être, dans les faits, non. Alors comment s’assurer en préventif de ne pas avoir aucune sorte de vers (il en existe tellement, et leur éradication répond à des molécules très différentes), comment décontaminer le parcours herbeux des poules après une infestation, pour éviter la réinfestation? Comment soigner les cas aigus, quand la vie de la poule est en danger. Et les infections respiratoires qui sont bien mortifères également? Surtout que j’ai énormément de mal à me procurer des antibios pour mes poules. Jene suis pas fan des antibios, et les gens ont tendance vraiment à en donner pour tout et n’importe quoi d’après ce que je vois sur les forums, mais si ça peut sauver une fois ou deux des poules…

    Je ne suis pas convaincue par le vinaigre pour les coccidies. Même si j’aime passionément les médecines douces, il y a les remèdes de bonnes fames, et il y a les remèdes bio efficaces, le problèmes, c’est que quand on lit les sites internet, tout se mélange. Je voudrais des choses carrées et cartésiennes, des remèdes sûrs, je me méfie des on-dit. La médecine naturopathique demande la même rigueur que la médecine allopathique. Connaître la posologie, la durée de traitement, etc. Une plante peut être efficace à une certaine concentration et pas à une autre, d’où peut-être le flou quand une personne recommande une plante ou une autre, et si possible, savoir quelle est la molécule responsable de l’effet thérapeutique.

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