Symdrôme prémenstruel, la réponse des plantes

20 à 30 %, des femmes en âge de procréer souffrent de syndrome prémenstruel (SPM). Ces symptômes physiques et psychologiques sont variés : fatigue, douleurs aux seins, irritabilité, dépression passagère, ballonnements, constipation, crampes dans le bas ventre, migraines et maux de tête, douleurs musculaires, troubles circulatoires, vertiges…

Ces symptômes peuvent apparaître 2 à 7 jours avant les règles et parfois 14 jours avant !

Les causes sont encore mal connues, ces symptômes pourraient être liés à une augmentation de production d’oestrogène et une baisse de progestérone. Il pourrait également y avoir une fluctuation des neurotransmetteurs.

Pour les femmes souffrant de ces symptômes s’ajoute souvent le stress, l’angoisse à l’arrivée de la période du cycle où les symptômes se manifestent ce qui rajoute à l’intensité des troubles.

Bien qu’elles ne chassent pas complément les symptômes, les plantes peuvent donner coup de pouce en permettant de mieux gérer les douleurs et en atténuant les symptômes.

Les plantes amies des femmes conseillées dans les cas de symptômes prémenstruels

Alchémille

L’alchémille, Alchémilla vulgaris, a des propriétés lutéiniques c’est-à-dire que son action est proche de celle de la progestérone. Elle est recommandée pour traiter les douleurs menstruelles, le syndrome prémenstruel, les symptômes de la ménopause et préménopause. Elle normalise les cycles menstruels irréguliers, rétablit le cycle après un accouchement, limite les risques de fausse-couche et soulage les règles abondantes, les pertes blanches et les pertes de sang entre les cycles.

Elle réduit la sensation de jambes lourdes et les troubles circulatoires.

L’alchémille est déconseillée dans les cas de phlébite, thrombose, constipation, gastrite.

Gattilier

Le gattilier, Vitex agnus castus, permet de réguler les troubles de l’humeur, les migraines, les tensions abdominales et les fluctuations hormonales. Il apaise les règles douloureuses, le syndrome prémenstruel ou de préménopause. Il atténue la mastalgie (douleurs aux seins), traite l’irrégularité du cycle.

Des études sont en cours sur les propriétés du gattilier dans le traitement de l’infertilité.

Le gattilier est incompatible avec une fécondation in vitro et est déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes.

Mélisse

La mélisse, mélissa officinalis, est une plante apaisante qui va réduire les douleurs menstruelles et le syndrome prémenstruel. Elle peut être associée à la passiflore ou l’aubépine en feuille ou en homéopathie.

La mélisse est déconseillée en cas d’hyperthyroïdie.

Salsepareille

La salsepareille, Smilax sarsaparilla, est employé dans les cas de fatigue chronique ou passagère, d’asthénie ou de dépression légère, de troubles de la ménopause, de syndrome prémenstruel.

Elle stimule la production de progestérone ce qui va apaiser le syndrome prémenstruel et les effets négatifs de la ménopause ou préménopause.

Respectez les dosages, en surconsommation la salsepareille peut potentiellement être toxique. Cette plante est contre-indiquée chez les femmes enceintes ou allaitantes.

Grémil

Le Grémil, Lithospermum officinale ou arvense, est une plante diurétique employée pour traiter les calculs biliaires et urinaires, les rhumatismes et la goutte. Ici, c’est son action régulatrice sur les hormones qui nous intéresse.

Régulateur hypophysaire, le grémil est utilisé dans le traitement de l’hyperthyroïdie.

Les racines de cette plante sont traditionnellement utilisées en Afrique, en Inde et dans la culture amérindienne comme contraceptif. Le grémil inhibe l’hormone lutéinisante (ou gonadotropine B), dont le rôle est de provoquer la rupture des follicules et de favoriser la formation du corps jaune. Actuellement, aucune étude fiable ne permet de dresser le grémil au rang de contraceptif naturel.

Le grémil est contre-indiqué en cas de grossesse et en cas d’insuffisance hépatique, thyroïdienne ou hypophysaire.

Posologie

Vous trouverez ces plantes en herboristerie.

Mélanger 50 g de chacune des plantes dans un grand pot en verre ou dans un sac en papier kraft.

Faites infuser 2 cuillères à soupe dans ½ litre d’eau. Buvez l’intégralité de la préparation en 1, 2 ou 3 prise dans la journée à votre guise, chaude ou froide.

Consommez cette tisane tous les jours, faites une pause d’une semaine (pendant la semaine de vos règles). Reprenez ensuite la tisane.

Soit : 3 semaines de prise et 1 semaine de pause à adapter à votre cycle.

Vous noterez une amélioration après le second cycle suivant le début du traitement.

Précautions

Outre les précautions citées pour chacune de ces plantes, elles ont pour la plupart un effet lutéinique qui peut être contre-indiqué avec la prise de la pilule contraceptive ou en cas de traitement hormonal.

L’automédication est déconseillée, consultez votre médecin avant de débuter une cure.

Références bibliographiques

Je vous conseille l’excellent livre du docteur Bérengère Arnal, gynécologue phytothérapeute et auteur du Syndrome prémenstruel (éditions T. Souccar).

 Premenstrual syndrome – Epidemiology and pathogenesis of premenstrual syndrome and premenstrual dysphoric disorder, UpToDate.  (étude de 2011)

Mayo Foundation for Medical Education and Research (Ed). Diseases & Conditions – Premenstrual syndrome, MayoClinic.com

Traité pratique de phytothérapie de Jean-Michel Morel – Éditions Grancher

Guide de phytothérapie de Jorg Grunwald et Christof Janicke – Editions Marabout

passeportsanté.net




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