Je parraine des abeilles avec un toit pour les abeilles

Crédit photo Shutterstock

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Après plusieurs semaines de réflexion, je me suis enfin lancée ! Je parraine 8000 abeilles avec Un toit pour les abeilles.

J’ai réalisé des formations en apiculture et en apithérapie ; et j’ai suivi pendant près de 2 ans un apiculteur dans la gestion et l’entretien quotidien d’une ruche, mais faute de temps, de place et d’argent, je ne peux pas me lancer tout de suite dans ce projet. D’ailleurs, je ne sais pas vraiment si j’ai envie de me lancer réellement dans l’apiculture…
Alors, en attendant j’ai décidé de parrainer des abeilles et de soutenir des apiculteurs de ma région.

Les abeilles domestiques c’est bien, mais les abeilles sauvages, qui s’en soucis…

Je n’en oublie tout de même pas les abeilles sauvages qui pollinisent 80 % des végétaux et je continue en parallèle ma distribution de graines de plantes locales pour inciter à créer des zones fleuries pour les abeilles sauvages.
Je sensibilise dès que possible à la création de « maisons à insectes » et à l’intérêt de laisser du bois mort et des zones « sauvages » dans une partie du jardin.

Installer une ruche d’abeille domestique peut venir troubler les abeilles sauvages qui sont elles aussi fragilisées.
C’est pour ça que je préfère laisser des apiculteurs professionnels élever des abeilles sur des zones d’apicultures qui existent depuis des années plutôt qu’implanter de nouvelles ruches dans un nouveau milieu et ainsi risquer de perturber l’équilibre écologique du lieu.

La formule de parrainage que j’ai choisie…

Plusieurs formules sont proposées par Un toit pour les abeilles ; j’ai choisi de parrainer 8 000 abeilles chez Évelyne et Frédéric sur le rucher du Médoc qui se situe à moins de 25 km de chez moi.
Les parrains sont informés de l’état de la ruche et des photos sont régulièrement prises tout au long de la saison pour « suivre » les ruches.
Je recevrai 12 pots de miel polyfloral de 250 g par an pour un prix de 168.00 € TTC par an soit14.00€ par mois.
Ce qui a motivé mon choix c’est que je consomme local en encourageant un apiculteur de ma région et la quantité couvre ma consommation personnelle et me permettra d’offrir quelques pots.

Vous allez me dire, c’est bien plus cher que si j’avais acheté 12 pots de miel bio en direct chez le producteur. Oui, mais…

L’intérêt de parrainer une ruche

Le parrainage permet à l’apiculteur d’augmenter son parc de ruches en ayant la certitude de l’achat du miel qui en est issu à l’avance. C’est donc pour lui une garantie de revenus. C’est aussi un moyen de donner de la visibilité à son métier auprès de publics nouveaux.
Les apiculteurs qui s’inscrivent à « Un toit pour les abeilles » respectent une charte et produisent en « bio » lorsque c’est possible. Certains territoires ne permettent pas de produire du miel bio si, notamment, les cultures dans un rayon de 2 à 5 km ne répondent pas à certains critères.
Produire du miel bio ne dépend donc pas seulement des techniques utilisées par l’apiculteur, mais aussi de son environnement immédiat.
Certains des apiculteurs partenaires produisent du miel bio (la majorité), d’autres travaillent dans cette logique, mais ne peuvent pas encore recevoir le label, notamment pour les raisons évoquées ci-dessus.

Ce qu’en dit Un toit pour les abeilles : « Notre démarche vise à sensibiliser le public à la nécessité de protéger les abeilles, non seulement pour le miel qu’elles produisent, mais aussi pour leur rôle essentiel dans la pollinisation et la biodiversité.

Un toit pour les abeilles n’est pas un « marchand de miel », mais une entreprise engagée dans la réalisation de services et de produits originaux en relation avec le développement durable. Nous mobilisons tout notre savoir-faire d’entrepreneur pour faire prendre conscience du péril que courent les abeilles, et pour proposer une action innovante et concrète. Certes, cette action ne résoudra pas tous les problèmes des abeilles, ni même tous ceux de la filière professionnelle, mais nous contribuons, à la place qui est la nôtre, à proposer des solutions pragmatiques. »

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Les autres actions menées par un toit pour les abeilles

Ce qui m’a également séduite dans cette démarche c’est qu’une partie de notre parrainage est reversé pour soutenir des actions, des associations ou des professionnels de l’apiculture :

Un toit pour les abeilles soutien les fédérations apicoles en reversant 5 % des achats de matériel apicole et soutien les apiculteurs : plus de 10 000 € de soutien financier direct pour l’année 2014, 200 essaims offerts, mis à disposition de ruches neuves…
Mais ce n’est pas tout, ils ont également une campagne de sauvegarde des colonies sauvages, font des dons a des associations comme le secours populaire (Miel du cœur) ou l’association « une ruche un enfant » (mise à disposition de matériel / formation à l’apiculture de mères de famille) . Les bénéfices réalisés par la vente de miel permettent la scolarisation d’un enfant. Action mise en place à MAUBAN ville à 250 km à l’est de Manille.
Une exposition itinérante sur l’abeille, son rôle sur la biodiversité, les apiculteurs… est à disposition pour les écoles, associations ou organismes qui souhaitent sensibiliser aux rôles des abeilles.

En conclusion…

Le parrainage des ruches est-il la solution ? Je n’en sais rien…
En tout cas, cette formule encourage les apiculteurs à faire du miel de qualité bio et leur assurent des revenus fixent. Ça me semble important pour un métier qui est en pleine perdition depuis quelques années.

Le sujet de la disparition des abeilles est vaste. Mais que faire ? Comment faire prendre conscience à la société qu’il faut ralentir dans un monde qui va toujours plus vite ? Nous sommes conscients que nous allons droit dans le mur, ceci dit, nous ne changeons pas pour autant notre mode de vie ou de consommation…Alors, il faut agir à notre niveau ! La plus petite action est un pas en avant qui « peut-être » éveillera quelques consciences.

Et vous, que pensez-vous de cette action ?

 

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  16 comments for “Je parraine des abeilles avec un toit pour les abeilles

  1. 14 juillet 2015 at 9 h 31 min

    Je ne connaissais pas du tout le principe et je trouve que c’est une très belle initiative. Je crois savoir que beaucoup du miel des super-marchés proviennent de pays étrangers, c’est vraiment dommage. Je ne savais pas non plus que les abeilles « élevées » rentraient en concurrence avec les sauvages… D’ailleurs, je m’étais toujours dit que si un jour j’étais en maison, je placerais une ruche dans le fond du jardin : maintenant, je me dis que ce n’est pas forcément la meilleure idée…. Actuellement je suis en appartement, mais la moitié de mes jardinières sont remplies de plantes mellifères pour les insectes (romarin, lavande, thym, menthe, campanule…). Je suis heureuse le matin de voir des petits bourdons butiner les fleurs lorsque je prends mon café (: c’est tout bête, mais c’est d’une grande satisfaction !
    Par contre je ne sais pas si il y aurait une utilité à faire une « maison pour les insectes » comme on en voit chez nature et découverte avec des morceaux de bois et de paille, mais votre article m’a donné envi de faire le test.

    • 14 juillet 2015 at 9 h 59 min

      Bonjour et merci pour ton message.
      On parle beaucoup des abeilles domestiques car ce sont des espèces dont nous sommes proches compte tenu de son élevage pour le miel (et les autres produits de la ruche) mais en effet, les abeilles sauvages et autres bourdons font le plus gros du travail de pollinisation et sont eux aussi, menacés.
      Les hôtels à insectes sont un bon moyen de leur offrir un gîte et cela se fabrique facilement avec quelques matériaux récupérés.
      Tu as raison de t’émerveiller devant les bourdons qui butinent sur ton balcon, c’est un spectacle merveilleux. Chaque matin avant de partir travailler, je fais le tour du jardin pour y voir « les habitants » discrets qui s’activent aux premières lueurs du jour, ça me booste pour toute la journée.

      Passe une belle journée.

  2. 14 juillet 2015 at 10 h 36 min

    Une belle initiative !

  3. 14 juillet 2015 at 14 h 06 min

    Je ne connaissais pas, je trouve ça vraiment génial.
    Les abeilles sont parmi les insectes que je prends le plus de plaisir à observer (avec les coccinelles ^^), et j’adore les voir s’activer autour de fleurs que j’ai semées ou plantées 🙂
    C’est vraiment une superbe initiative !

  4. 14 juillet 2015 at 21 h 15 min

    Merci Séverine pour ce post, je ne connaissais pas du tout. Une idée généreuse et il est vrai qu’on ne se préoccupe pas vraiment des abeilles sauvages, même si le nombre de celles-ci diminuant dangereusement, on les évoque parfois.
    Je connais des apiculteurs en bio, et vivre de ses ruches n’est pas aisé si on travaille honnêtement.
    J’ai eu moi même deux ruches en Provence et produisais (enfin, les abeilles !) du miel de lavande suffisamment pour ma consommation annuelle.
    C’est une activité très intéressante, il faut dire que l’animal est passionnant.
    J’aime aussi les regarder butiner le matin de bonne heure, avec les bourdons et autres insectes au long dard dont je ne connais pas le nom, c’est la vie, la vie de la nature, celle qui nous permet d’être vivant aussi.

    • 14 juillet 2015 at 21 h 59 min

      Merci Clémentine pour ton témoignage.
      Je pense que c’est en effet difficile de vivre de l’apiculture aujourd’hui ou plutôt de l’apiculture artisanale et respectueuse des abeilles et de leurs cycles. C’est pour cela que j’ai décidé d’apporter ma modeste contribution aux apiculteurs à travers ce système de parrainage.

      Quelle chance d’avoir eu des ruches qui produisaient du miel de lavande, cela devait être un plaisir de les observer et de s’en occuper. Peut être qu’un jour je franchirais le pas. Pour le moment, je ne me sent pas prête.

      Passe une belle soirée.

  5. 14 juillet 2015 at 23 h 08 min

    Coucou Séverine
    moi aussi j’ai ce projet un peu fou d’ d’avoir des ruches un jour…Bravo pour ce bel article et cette action formidable. Pour ma part je n’achète que du miel produit en France, pas toujours bio, mais local le plus possible…C’est le minimum je trouve !
    Malheureusement tout cela la majorité de la population n’en a pas vraiment conscience. Mais en communiquant, par les blogs entre autres, on peut aider à cette prise de conscience. Alors continuons !
    A bientôt

    • 15 juillet 2015 at 7 h 13 min

      Bonjour Céline,
      Tu as tout à fait raison, il faut continuer à communiquer sur le problème pour mieux informer les lecteurs.

      Passe une belle journée

  6. Delphine
    15 juillet 2015 at 2 h 50 min

    Coucou Séverine,
    Ce projet est très intéressant, je ne connaissait pas ! Moi qui adoooore le miel surtout celui des apiculteurs (en grande surface, il faut faire très attention à la provenance). Mais un apiculteur bio… je n’en connaît pas !
    Je vais voir cela de plus près.
    Merci pour cette super présentation.
    Delphine

    • 15 juillet 2015 at 7 h 12 min

      Merci Delphine !
      C’est vrai qu’il est difficile de trouver du bon miel. En boutique bio parfois, je trouve du miel d’apiculteurs locaux mais pas toujours.
      Passe une bonne journée

  7. 16 juillet 2015 at 20 h 24 min

    Justement j’en parlais dimanche avec un copain !
    Je trouve ça génial et je voulais le faire moi aussi 🙂
    Superbe initiative !

  8. 19 juillet 2015 at 22 h 18 min

    Bonjour
    Nos abeilles sont dans le CENTRE mais nous avons été interpellé pour les mêmes raisons. Nous aidons à notre niveau, nous verrons bien. Nous avons ajouté une parcelle de fleurs sauvages 🙂
    Bravo pour votre initiative

    • 20 juillet 2015 at 7 h 23 min

      Merci de votre message, je découvre par la même occasion votre blog plein d’informations et d’astuces.
      C’est la légende du Colibri, si chacun agit à son niveau, on peut sauver notre habitat…
      Bonne journée

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